Compte rendu de la réunion des Rencontres du 12 juin 2010

Publié le par Rencontres africaines de Tulle

 

Associations présentes :

Mairie de Tulle (Burkina Faso)

Maison des droits de l’homme de Limoges, (Burkina Faso)

ALAD (Mali)

TOGO19

ENYJE (Togo):

Parc Naturel Régional de Millevache (Sénégal):

Comité de jumelage Malemort Sakal (Sénégal):

ECED(Sénégal)

ECHO(Sénégal)

Pom’ mangue (Benin)

Fragments (Burkina Faso)

GIMAHO (Benin)

AGIR Abcd Corrèze

Briv’afrique

Haiti

Mashicuna 

 

La réunion commence par une intervention de Guillaume Bertrand de la MDH de Limoges sur la problématique du Don.

 

Nous avons relevé ici quelques interventions; mais nous attendons de votre part d'autres commentaires que vous auriez faits pendant cette réunion ou après.

 

A. C. :

Par notre aide, aussi modeste soit-elle, mais beaucoup d'aides modestes font des budgets importants, ne permettons-nous pas au système de se maintenir?

Le système va bien au-delà des hommes politiques en place, je parle du système d'échange et de marché qui régit le monde, qui exploite les pays du sud.

Je me pose vraiment la question "Faut-il continuer?" dans la mesure où je deviens un  paramètre de la politique du pays.

 

Parc Naturel Régional de Millevache (Sénégal):

J.M. R. souhaite d'autres réunions par pays qui permettrait une complémentarité des acteurs en fonction des compétences de chaque association.

 

Beaucoup d'autres réflexions qui mériteraient davantage de développement. (par exemple sur le parrainage d'enfants)

 

 

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Publié dans 2010

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AC 21/06/2010 11:54


Il y a 50 ans les pays du sud ont quitté la colonisation politique pour la colonisation économique, et ne sont toujours pas indépendants.

Si les sommes colossales qui sont versées à ces pays avaient été effectivement utilisées pour améliorer la situation des habitants, cela fait longtemps qu’il n’y aurait plus de problèmes. Or nous
savons bien que ces sommes reviennent dans les pays développés par différents canaux, qu’elles y transitent, moyennant quelques arrangements : Une route construite au Sénégal par exemple enrichira
Bouygues qui la construira, une adduction d’eau fera le bonheur de Véolia, etc…. Et ne parlons pas de la dette !!! Ainsi 1 euro d’aide occidentale rapportera 1,8 euro aux pays prêteurs que nous
sommes (rapport un peu ancien, et qui a dû beaucoup empirer). Evidemment, localement, on aura pris soin de mettre en place, et de soutenir, par n’importe quel moyen, les hommes et les systèmes
politiques qui permettront ce trafic, et qui en profiteront parfois honteusement (Mobutu, Houphouet Boigny, Bongo…) et on aura écarté les gêneurs ( Lumumba, Sankara…).

Ces systèmes politiques et économiques locaux découlent tous du même système qui régit le monde à l’heure actuelle, libéralisme avec priorité absolue au marché, au détriment des plus pauvres, sans
défense, et des pays du sud en particulier, qui seront exploités au maximum, jusqu’à les affamer.



La solidarité internationale a sa place dans ce système : elle est devenue un paramètre comme un autre, une variable d’ajustement.

La solidarité internationale se caractérise par son extrème variété : depuis les aides officielles gouvernementales d’état à état, qui maintiennent la dépendance, jusqu’à la nébuleuse d’ONG, plus
ou moins opaques, plus ou moins indépendantes des financement publics et privés ( pas forcément désintéressés), et nous, qui sommes la dernière roue de la brouette.

Nous sommes chacun microscopiques, mais ensemble nous représentons une force pas négligeable. D’autant que nous sommes au plus près des populations, et que nous répondons au mieux à leur demande.
Nous essayons de la satisfaire, et nous nous débattons pour y parvenir, avec beaucoup de peine et un certain bonheur (pour eux, mais aussi pour nous qui y trouvons quand même une certaine
satisfaction personnelle, sinon nous ne le ferions pas). Le système en place, tout heureux, nous laisse, nous abandonne, ainsi des pans entiers, sous forme de micro-projets, de ce qui devrait être
son devoir.

Mais faut-il continuer ? Par notre action, ne permettons-nous pas à ce système de perdurer.

Il est à craindre que les populations se satisfasse de cette situation et continue alors à accorder leur confiance à des gens qui l’ont mise en place et qui en profitent.

Je deviens alors un paramètre de la politique du pays qui va choisir son action en fonction de la mienne : on ne fera pas de puits ici, c’est telle association qui s’en occupe, et ici pas d’école
ou de centre de santé….

Et je n’ai pas vocation à être un paramètre, une variable d’ajustement.

Alors vraiment, faut-il continuer, malgré le plus, indéniable, palpable, que nous contribuons à apporter ?